Tout est parti de ce reportage…
… qui a amené la question “Qu’est-ce que le burlesque aujourd’hui, et doit-il reproduire la mode passée?”. Je n’ai pas la prétention de définir le burlesque ni d’en être une spécialiste, mais cette vidéo comme les réactions qu’elle a pu susciter m’ont interloquée.
Je n’ai pas retrouvé “l’esprit burlesque” dans ce reportage – qui a peut-être tronqué le discours et l’attitude de Juliette Dragon, comme c’est parfois le cas avec les reporters TV.
Ce que je retenais du burlesque, c’est qu’on y retrouvait une forme oubliée d’érotisme; pin-up sexy et faussement innocente, accessible mais piquante, un jeu de séduction drôle et léger, quand je vois là des filles rock’n'roll sûres d’elles et écrasantes, façon “take that in your face”. Dans les deux cas c’est une façon de reprendre possession de sa féminité et de l’exposer au monde, mais dans des attitudes très différentes; la première est ludique, légère et invite, quand la seconde part dans la provocation, voire l’agression.
L’Ecole des filles de joie m’a donné une impression de “sérieux” dans le délire, de mission guerrière; alors que j’ai justement une impression de légèreté voire de dédramatisation avec le burlesque. La différence tient peut-être à la subtilité; la féminité et la sensualité y sont subtiles, davantage que les strips en bikini, ou que l’interprétation de Juliette, même si c’est encore un autre genre.
Et certains de rétorquer qu’il est tellement triste de reproduire à l’identique une mode pour faire “comme à l’époque” et que Juliette réinterprète un art ancien en y introduisant les mentalités d’aujourd’hui. C’est pour moi là qu’est l’incompréhension et le contresens.
Le burlesque actuel et son attitude tels que je les conçois ne sont pas calqués sur ce qui se faisait il y a 50 ou 70 ans. C’était alors le strip-tease de l’époque, focément très osé et risqué dans le climat du puritanisme ou de la Prohibition : Lily St Cyr faisait l’amour à un perroquet empaillé sur scène, les descentes de flics étaient fréquentes et les danseuses des “filles de mauvaise vie” – attitude d’ailleurs très hypocrite, sachant que Ziegfeld dénudait lui aussi ses filles, son show étant simplement “mieux emballé” et plus bourgeois : la traditionnelle excuse de l’art pour montrer une femme nue.
Les moeurs ont changé; le strip-tease n’a désormais plus rien d’illégal, et la dimension d’interdit a disparu. Juliette est paradoxalement la plus proche de cet esprit de transgression, sauf qu’il n’a plus lieu d’être : les filles à moitié nues sont désormais partout dans notre imagerie, la mini-jupe ou le bikini n’ont plus rien de scandaleux. Pour “voir du nichon”, il suffit de se promener à la plage, et ces filles non plus n’ont rien de femmes-objets.
Et s’il y a transgression dans le burlesque d’aujourd’hui, c’est précisément celle des codes actuels; dans notre société de consommation, où tout doit aller vite et être consommable de suite, voire jetable, le burlesque prend son temps. A la place des strips intégraux et des bassins qui se secouent à hauteur de nez en string fluo, à la place de la nudité partout dans la pub, voilà des filles qui manient la sensualité sans vulgarité, remettent au goût du jour la séduction, et rendent son mystère et son piquant à la féminité. Le tease prime sur le strip, et des codes qu’on a gardés du passé, on fait une caricature et on reprend l’effeuillage, les costumes, la musique : c’est justement l’esprit qui change et répond aux moeurs d’aujourd’hui.
Après, c’est ma vision, des shows que j’ai pu voir et aimer, et ce que j’ai trouvé de génial dans le burlesque; et M6 a livré la sienne de la troupe de Juliette Dragon, peut-être biaisée… Si cet univers vous était encore trop étranger, je vous invite à lire l’article de Theremina à ce sujet. Et pour dire d’illustrer un peu, mes danseuses actuelles préférées : Dita Von Teese bien sûr, mais aussi Vicky Butterfly, Michelle Lamour ou Dirty Martini – clic clic!
Cet article ne juge pas Juliette et ses spectacles; je me contente ici de livrer ma vision du burlesque, et de ce qu’il me paraît intéressant d’en retenir et qui était absolument absent du reportage. Le Cabaret des filles de joie propose une façon de proclamer sa féminité, mais avec des motivations et une attitude qui m’ont paru étrangères au burlesque.








Merci beaucoup pour cette vidéo très instructive et très choquante à mon sens…c’est complètement incroyable! Bien que je n’ayant eu la chance d’assister à un spectacle burlesque dans les règles de l’art disons, je me documente assez sur le sujete et vois beaucoup de vidéoe (Vicky Butterfly est l’une de mes favorites aussi et j’aime bien Coco Framboise ) sur le sujet, et là je tombe complètement des nues. J’ai d’abord cru à une farce, mais non, c’est réel. Je suis trouve ça tellement triste qu’on puisse apparenté ceci au burlesque, surtout pour les personnes qui ne connaissent pas du tout…ça laisse une mauvaise impression. C’est tellement cheap et vulgaire…c’est tout à fait navrant. Pardonnes moi mais je n’ai pas la décence d’éviter les commentaires péjoratifs, c’est tout bonnement insensé! Et puis cette meneuse! Aucun chic, aucune classe…J’en suis toute remontée…
Je suis on ne peut plus d’accord et je ne l’aurais pas mieux dit! Il ne s’agit pas là de juger le travail de Juliette Dragon et des Fille de joie, mais il doit y avoir differentes branches dans le Burlesque, et elles ont certainement pris le chemin de l’extravagance! je suis nettement plus sensible au Burlesque authentique, doux et sucré…mais ca, c’est affaire de gout. Je n’aime pas ce que font les filles de joie, mais une fois de plus, respectent leur travail… si j’avais à choisir, j’irais plutôt chez Gentry de Paris, et son école de burlesque…
@Eloïse: Je comprends que tu n’aimes pas, et je partage ton opinion… mais il ne serait pas juste de dire que ce que font Juliette et les filles de joie n’est que cheap et vulgaire… Rappelons nous que le Burlesque à l’époque avait une dimension extravagante et marginale, et dans leur style, aussi “coloré” soit-il, elles perpétuent une certaine tradition qu’on ne peut renier, nous, amoureuses du Burlesque…
Tout ça est bien intéressant ! Quelques réflexions… Tout d’abord, il me semble que le Burlesque (et à plus forte raison le New Burlesque) est un art de la scène typiquement Américain. Je crois qu’il y a comme un hiatus en Europe car les outrances du Burlesque étaient peu goutées jusqu’à il y a peu encore. Les spectateurs de spectacles burlesques en Europe s’attendaient à un spectacle de strip tease classique. Ils étaient donc surpris, voir choqués par le Burlesque. Je crois que la tradition européenne qui se rapproche le plus du Burlesque américain, est le Cabaret.
Celui des avant-gardes artistiques (Dada), des avant-gardes sociales (Berlin, transformisme, homosexualité, etc…). Je regrette un peu que dans les spectacles récents peu de compagnie aient choisies cette voie là. A part la troupe Murder Suicide, qui tente de renouveler le genre en y incorporant des numéros plus burlesques, je n’ai pas vu grand chose récemment qui soit stimulant. Peut-être quelques incartades du Sieur Découflé, encore que là on se rapproche plus des arts encadrés de la danse ou du théatre.
Voilà. C’était juste pour dire mon désir de voir fleurir à nouveau ces cabarets, transgresseurs, frivoles, baroques et plein de talents.
Bien à vous.
Frédéric.
Ca m’énerve beaucoup. Pour moi ces jforngq de reporters de gjkpreqjgi ont tout dénaturés avec leur jugement à l’emporte pièce! comme d’habitude ils ne prennent ni le temps ni la peine de creuser leur sujet, ça fait juste causer au coin de la chaumière pépé et mémé.
Oui, être belle et sexy c’est avoir du pouvoir, pour gagner de la confiance en soi lutter contre ses démons, chacun sa manière. Dans une société où tu peux te faire traiter de salope par des nanas parce que tu portes une jupe ça me rassure de voir des filles communes qui osent même si c’est au bar la féline.
De plus le corset est aussi un élément de la culture fétichiste maintenant et on a pas attendu 70 pour s’en défaire!
Billet très intéressant. Je suis entièrement d’accord avec toi et suis outrée que l’on puisse faire autant d’amalgames autour du burlesque. Pour moi, le burlesque c’est innocent, glamour, léger et populaire. j’ai eu l’occasion de voir Juliette Dragon, et je trouve qu’elle aurait plus sa place dans un concert rockabilly, ou les filles sont un peu plus trash. La nuance est parfois floue entre pin up, glamour, rockabilly, psychobilly. Je me trompe peut être, je ne suis pas la spécialiste que tu es! Mais le show de Dita au Crazy Horse ou mon Amoureux m’a emmenée par surprise (quel amour) est à des années lumière de ceux de Juliette, cela n’a tout bonnement rien à voir.
Autre chose, j’ai fait pa smal de recherches pour voir s’il existait des soirées à thème burlesque ou pin up à Paris et suis tobée sur des personnes comme Gentry de Paris. J’ai été très déçue de constater qu’il s’agit d’un microcosme élitiste, ou les gens me semblent très imbus d’eux-mêmes, nombrilistes et loins d’être légers. Tu connais cette “sphère parisienne”?
Quand je vois ce clip, je me demande où est le côté rétro, le côté spectacle, la mise en scène souvent pleine d’humour, les clins d’oeil, le jeu avec le vêtement…
Quand je vois ce clip, je pense plus à du simple striptease actuel, provocant, sans goût…
Je n’ai malheureusement eu qu’une seule fois l’occasion de voir un spectacle burlesque mais il me semble qu’il était dans le bon esprit, mi striptease rétro mi freak show. (diane en parle un petit peu ici, avec quelques photos: http://popupmonster.wordpress.com/2008/12/21/a-luscious-week-end/)
Pour moi ce qu’elles font ces filles (et elles le font plutôt bien) c’est ni plus ni moins que du strip-tease, c’est pratiquement ce que je faisais moi-même quand j’en faisais pour des occasions particulières: pas de nu intégral, on prend son temps, on rigole, on joue sur une féminité exacerbée (c’est d’ailleurs encore différent du strip en peep-show). Ce n’est pas pour exciter un client mais c’est un spectacle amusant et sexy.
Pour moi le burlesque (même si je n’y connais pas grand chose) est un état d’esprit quand même très différent, même si l’on peut retrouver les mêmes bases. Qu’il y ait une dimension rock’n'roll je trouve ça bien, mais où est l’esprit de mise en scène, de recherche de costumes, de parodie? La transgression, finalement, oui, pourquoi pas, car j’ai l’impression que tout ceci est trop propre pour moi (j’avoue, je suis assez séduite par les côtés plus sordides mais bon ce n’est que moi). A notre époque, la transgression vient du fait que l’on peut revendiquer une féminité exacerbée voire parodiée (j’aime assez ce que dit Wendy Delorme à ce sujet) à l’heure où il est mal vu d’être comme ceci. La transgression vient du fait que oui on peut accepter d’être un objet de désir, “travaillé”, “façonné” mais uniquement car on l’a choisi (et qu’on ne le subit pas). On revendique une certaine envie de plaisir et de séduction, on peut assumer ce côté “fille de joie” pour parler poliment, sans se prendre au sérieux.
Par contre, si j’étais elles, je me ferais payer… lol (ça c’est la “travailleuse” qui parle… lol)
Eloïse, j’ai aussi été “surprise”; un jugement de valeur serait HS, mais le terme de burlesque n’est à mon avis pas approprié. Quant à la meneuse, ce qui me gêne le plus à la limite est le degré sur lequel elle fait tout ça – cette impression de “mission”, encore, sans dérision.
PurrfectKat, hm, j’ai déjà donné mon avis sur “est-ce burlesque”
Je pense que tout ça tient aussi à une ambivalence actuelle, on ne sait plus trop si se déshabiller doit être choquant ou pas; il y a cohabitation de générations très différentes, dans leur rapport et leur tolérance à la sensualité et à la sexualité. D’où un fossé entre ceux qui pensent que stripper et l’assumer avec ce “dédain” est novateur et transgressif, et ceux qui désirent autre chose – du strip “agressif” ou encore plus osé on en voit à volonté, et les filles ordinaires ne savent plus jouer de leur sensualité, le burlesque rétablit l’équilibre en quelques sortes : c’est sensuel, coquin, mais accessible et décomplexé.
RocketGoldStar, Laura Henderson à Londres et des établissements comme les Folies-Bergères à Paris ont été les premiers à proposer des spectacles dénudés. Les pin-ups s’appelaient d’abord French Girls, rapport aux cartes postales coquines produites pour soutenir le moral des troupes pendant la première Guerre Mondiale. Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est un art européen, puisque c’est aux Etats-Unis que tout ça a décanté pour aboutir au burlesque, mais il y a une tradition similaire en Europe malgré tout, peut-être perdue lors de la seconde Guerre Mondiale – précisément la tradition cabaret… Il en reste aujourd’hui, mais j’ai l’impression qu’ils se sont justement trop imprégnés du style américain, façon “Las Vegas” : décors en carton-pâte, sourire en plastoc. Le “strip fluo” par contre me semble provenir d’outre-Atlantique.
J’ai vu des demoiselles de Murder Suicide, lors de deux soirées; leurs numéros avaient en effet comme un parfum d’avant-guerre, un peu “étranges”, freaky, et nostalgiques à la fois.
Katy, c’est ça; pour la sphère parisienne, j’ai été à 3 soirées je crois, dont deux organisées par Gentry. Il y a un côté un peu snob, bobo qui s’en dégage parfois à mon goût, mais si c’est dans l’esprit burlesque c’est à prendre au second degré
misssunalee, je suis d’accord; il manque comme une étincelle en fait, un peu de dérision et ça collerait déjà davantage à cette ‘étiquette’ burlesque qu’elles veulent se donner. Par contre le lien ne marche pas – et j’aimerais beaucoup voir ce compte-rendu
L’actrice Blonde, d’accord aussi. Ce qui me pose problème, par contre, c’est que justement même en s’amusant elles ont l’air de prendre tout ça au sérieux… Je pense que tout ça partait d’une bonne intention, mais que Juliette s’est lancée “comme ça”, en comprenant peut-être de travers les motivations du burlesque et en le limitant à des filles qui se déshabillent en l’assumant, le tout en talons, résille et corset – sauf que c’est ce que font ou peuvent faire les strip-teaseuses… Le burlesque reste du strip-tease, mais la nuance tient à l’attitude avant tout.
Une parenthèse s’est malencontreusement insérée dans le lien, le revoici: http://popupmonster.wordpress.com/2008/12/21/a-luscious-week-end/
ah merci Lily.
Je me suis mise au burleque avec Gentry récemment justement parce que dans mon quotidien je ne me prends pas au sérieux et j’avais envie de prouver que Oui on peut être ultra glamour et avoir beaucoup d’humour.
C’est un art, autant le respecter et rien n’empêche de le mettre au gout du jour -après tout pourquoi vivre en dehors de son temps- sans pour autant oublier les références et les codes de cet art.
Oui j’étais survoletée, mais quand je dis “cheap et vulgaire” ce serait attribué à leur performances pour du véritable burlesque. Et ce n’en n’est pas. En effet selon moi il s’agit plutôt de strip tease traditionnel, que je respecte s’il ne s’autonomme pas burlesque ou oui en effet neo burlesque. En revanche il est vrai que j’ai dépassé les bornes, je m’en excuse donc.
Merci beaucoup pour cet article, je n’aurais pu l’écrire mieux moi-même. Je suis ravie de constater que je ne suis pas la seule à penser ainsi!
J.May, justement je trouve que ce que moi j’appelle burlesque est très actuel, paradoxalement; et que le burlesque d’alors était le strip d’aujourd’hui, mais les moeurs ont bien changé, et il y a déjà les gogo danceuses, strip-teaseuses classiques pour “juste se déshabiller et être sexy en l’assumant” – je n’ai jamais vu une danseuse stripper avec le couteau sous la gorge…
Même Michelle Lamour, qui fait des choses relativement osées sur scène et scandalise certains, apporte autant d’humour que de “sexe” sur scène.
misssunalee, merci pour le lien!
Je trouve enfin le temps de regarder ce reportage, je ne voulais pas réagir sans l’avoir vu. D’abord, je trouve que la journaliste n’a rien compris : ne pas voir que “les Filles de Joie” est un nom clin d’oeil, ironique ! Et qualifier la Féline (que j’aime beaucoup à part ça) de bar branché parisien, laissez-moi rire, on croirait qu’on parle du Baron ou je ne sais quoi. Enfin bref…
En ce qui concerne le strip-tease burlesque, je pense en effet que l’humour et la prise de temps sont indispensables. Et le côté “rêve” aussi, les costumes incroyables : pas juste un string et un corset. A part ça, le côté “retour au passé” me semble un faux problème. Au contraire presque, j’aimerais voir les filles trouver leur voie et s’écarter des numéros classiques, qui font vite copie cheap de Dita. J’aime beaucoup l’idée de Juliette Dragon d’utiliser le feu dans son numéro, même si je pense que ça pourrait être plus spectaculaire (enfin en même temps, dans l’espace réduit de la Féline…). C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai toujours hésité à préparer un numéro, si c’est juste pour montrer mes seins, ce n’est pas la peine, il faut apporter du neuf. Comme ce que font Vicky Butterfly, Dirty Martini etc.
Quant à l’aspect féministe du burlesque… Disons que c’est féministe dans la mesure où on assume d’être un objet de désir et de mettre en scène l’érotisme. Et plus on s’éloigne du cliché trémoussage en string, plus on va vers le créatif et le personnel, plus c’est féministe. Sinon, si on ne fait que reproduire, ça n’est pas différent du strip-tease normal.
Enfin, le burlesque à Paris. En ce qui concerne les cours, je n’ai pas testé ceux de Juliette Dragon, qui sont en tout cas deux fois moins chers que ceux de Gentry. Cette dernière a une demi-douzaine de cours et c’est tout, donc juste de quoi apprendre les bases, après il faudra vous lancer seule. A l’usage, je pense même qu’on peut se lancer seule dès le départ, à condition de visionner beaucoup de vidéos et de films pour voir comment on fait, ce n’est pas si compliqué que ça. Mais l’ambiance “groupe de filles” fait beaucoup, c’est vrai. Les soirées : celles de Gentry sont très chères, mais elle fait régulièrement venir des “stars” (Vicky Butterfly, Ava Garter). Chloé Van Paris s’est lancée en challenger, je pense que j’irai tester sa soirée au ChaCha mercredi prochain, Libellule m’en a dit du bien.